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12/06/2018

Millésimes Alsace 2018 : Masterclass autour des terroirs alsaciens


Dans le cadre du salon Millésimes Alsace 2018, 3 vignerons alsaciens ont participé ce lundi 11 juin une Masterclass « Terroirs et appellations d’Alsace » en lien avec la thématique générale du salon.

Pendant 1 heure, Olivier Humbrecht du Domaine Zind-Humbrecht à Turckheim (68), Maurice Barthelme du Domaine Albert Mann à Wettolsheim (68) et André Ostertag du Domaine Ostertag à Epfig (67) ont partagé leurs regards sur ce terroir, si petit mais en même temps si riche et si complexe.



De g. à d. : André Ostertag, Olivier Humbrecht et Maurice Barthelme
De g. à d. : André Ostertag, Olivier Humbrecht et Maurice Barthelme
Après les conférences plus classiques des précédentes éditions du salon Millésimes Alsace, le CIVA, a choisi une formule différente pour cette Masterclass 2018. Une formule en cohérence avec le nouveau logo du CIVA présenté le matin même sur le salon et partie intégrante de la nouvelle dynamique lancée au niveau du vignoble.

En introduction, Thierry Fritsch du CIVA a rappelé que le vignoble alsacien concentre les plus grands terroirs du monde. Et cela malgré une surface réduite (15 500 hectares) et une production qui l’est tout autant. Pour s’en rendre compte il faut s’imagine que si une bouteille de 750 ml représentait la production mondiale, le vin alsacien n’en représenterait que quelques millilitres, voire quelques gouttes. Une petite production compensée par cette variété et complexité de terroirs.

Pour évoquer ces aspects, 3 vignerons, Olivier Humbrecht du Domaine Zind-Humbrecht, Maurice Barthelme du Domaine Albert Mann et André Ostertag du Domaine Ostertag.
Comme 3 témoins pour aborder cette diversité de terroirs à travers les 3 axes définis par le CIVA :
- Le visible ou comment la naissance d’un paysage, le dessin des roches ou le climat influencent le terroir et le vin
- Le tangible ou comment le découpage naturel des terroirs et le cadre réglementaire s’imbriquent subtilement pour créer des vins aux personnalités différentes
- L’invisible ou ce qui fait d’un lieu un grand terroir à travers la vision artistique et humaine du vin

Le visible : Maurice Barthelme du Domaine Albert Mann

Maurice Barthelme a rappelé que sur les 120 km de long et 8 km de large du vignoble alsacien se trouvent l’ensemble des sols du monde. Cela va du schiste au grès, en passant par du sable ou de la potasse et parfois sur quelques centaines de mètres.
D’où l’importance de « comprendre les sols, faire des choix techniques différents selon le type de sols. Et les nourrir selon leurs besoins. » insiste Maurice Barthelme.

Le tangible : Olivier Humbrecht du Domaine Zind-Humbrecht

Pour Olivier Humbrecht, ce tangible transparaît de façon évidente quand on regarde les terroirs. « Sans être géologue, il est facile de se rendre compte d’une histoire différente, d’un style de vin ou encore des choix de cépages… Chercher dans chaque endroit ce qui marche le mieux dans ce lieu est inscrit dans nos gênes. » Il insiste : « Produire autant de vins différents, c’est respecter la personnalité de chacun. »
Par rapport à la règlementation, Olivier Humbrecht juge ces règles plus complexes que compliquées, car « l’étiquette doit indiquer d’où provient le vin, où il a été produit. Le consommateur doit pouvoir visualiser le terrain, l’histoire, la personnalité du lieu et le travail du vigneron. »

L’invisible : André Ostertag du Domaine Ostertag à Epfig

Pour André Ostertag « parler de l’invisible, c’est peut-être parler de l’essentiel dans ce métier. On est entre l’art et l’artisanal. Le vin est émouvant quand on entre dans sa dimension artistique et qu’il dégage un supplément d’âme. »
Quant au millésime, c’est pour lui « une même histoire qu’on raconte tous les ans avec un petit changement de musique. »

Les échanges avec la salle ont permis d’aborder les différents défis qui attendent le vin d’Alsace : leur mise en avant car ils restent encore peu connus de par leur faible quantité et leur complexité ; l’adaptabilité, à la brutalité du climat en particulier ; ou encore la transmission aux jeunes générations. Car comme l’a souligné Olivier Humbrecht, « boire du vin, ce n’est pas boire de l’alcool. Il y a aussi une histoire ».

En conclusion, la viticulture en Alsace est un exercice difficile entre les sols différents, le cadre règlementaire et l’art. Mais comme le dit André Ostertag « C’est la grandeur de ce métier qui est autant technique et scientifique que philosophique et poétique. »
Sans oublier la transmission et le partage car c’était bien là le but de cette conférence.

Par Isabelle Oche
Photos : Isabelle Oche

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