UMIH 67 souligne les préoccupations prioritaires 


Le syndicat des hôteliers restaurateurs du Bas-Rhin a tenu une conférence de presse le lundi 5 septembre 2016. Roger Sengel, président de l'Umih 67, Jacques Eber et Didier Roeckel, les vice-présidents, Pierre Siegel, Président du Syndicat des hôteliers- restaurateurs et débitants de boissons de Strasbourg et environs, également vice-président départemental des hôteliers et dirigeant de l’hôtel Monopole, Jacques Chomentowski Secrétaire général du Groupement, représentant les débits de boissons et dirigeant du bar le Coco-Lobo, Bruno Jahn, directeur administratif de l’UMIH 67 ont parlé de concert, pour souligner leurs préoccupations prioritaires ; le phénomène Airbnb, les cuisiniers Collaboratifs et la stigmatisation induite par les contrôles d’hygiène.


De G à D Roger Sengel, Bruno Jahn et Jacques Eber
De G à D Roger Sengel, Bruno Jahn et Jacques Eber

AirBnb ; une concurrence déloyale

Cela fait des années (relire ICI) que l’UMIH 67 dénonce la concurrence faussée et déloyale du phénomène Airbnb venu des Etats-Unis qui devraient être soumis aux mêmes contraintes d’hygiène, d’accessibilité, de sécurité, et taxes inhénrentes . « A Strasbourg, l’offre d’hébergement prétendu « non marchand » s’est accru de 1400 % en 2 ans. De 250 logements proposés durant l’été 2014, l’hébergement chez des particuliers a atteint 3500 offres », soulignant que les « touristes et parlementaires européens, sont de plus en plus nombreux à privilégier cette offre. En effet, « il est plus avantageux pour un propriétaire de louer à la journée ou à la semaine à des clients occasionnels, qu’à l’année ou à durée indéterminée à des locataires », relève-t-il.
A Strasbourg, des tractations sont en cours avec la Ville pour la mise en place d’une taxe de séjours pour les logements meublés et l’application de la loi sur le reclassement de locations non commerciales en locations commerciales, dès lors qu’elles excèdent 120 jours.

La dangerosité de la restauration collaborative

Elle est proposée par des particuliers qui se déclarent "chefs ou chefs à domicile", tables d’hôtes sans diplôme, ni formation. «Nos professionnels sont accablés chaque année de nouvelles contraintes, accessibilité, sécurité, traitement des déchets, hygiène, produits allergènes, permis d’exploitation, charges sociales et fiscales et la dernière en date, le contrôle d’hygiène», s’indigne le président de l’UMIH 67, « Et les « cuisiniers collaboratifs » entre guillemets échappent à tout et font leur beurre sans qu’aucune administration ayant la capacité de sanctionner, ne lève le petit doigt. Et surprise, cette activité frauduleuse est souvent présentée dans la presse et sur les écrans TV avec une complaisance pour le moins surprenante», reconnaît-il, relevant que les cuisiniers collaboratifs -exempts de nombreuses charges et contraintes- pourraient être les "fossoyeurs des emplois de la profession. "
De G à D Roger Sengel, Jacques Eber et Bruno Jahn (photo archive)
De G à D Roger Sengel, Jacques Eber et Bruno Jahn (photo archive)

Les Contrôles d’hygiène

« Nous ne nous opposons pas au contrôle d’hygiène, bien au contraire, mais nous demandons qu’ils soient allégés dans le cahier des charges et nous demandons à ce que les restaurateurs ne soient pas stigmatisés avec un affichage", soutient Roger Sengel. " Ces contrôles doivent être bienveillants et utiles pour permettre de redresser un état sanitaire, et conseiller, mais en aucun cas porter préjudice à l’établissement. Nous demandons qu’on en reste à la règlementation initiale ou à défaut, qu’un délai soit accordé aux contrevenants pour remédier aux imperfections relevées, mais que l’affichage ne devienne pas la règle, car tout établissement qui n’afficherait pas les mentions très bien, serait vite montré du doigt et, de nos jours avec les réseaux sociaux et les commentaires des clients sur les sites spécialisés, les nouvelles vont vite et ne s’embarrassent pas que de vérités", s'alarme le président. "Pour l’instant nous avons été écoutés puisque le décret d’application n’est pas encore entrée en vigueur, mais nous n’avons pas encore été entendus».

Par Sandrine Kauffer

www.umih.fr/

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