Monique et Emile Jung à Cognac



Dans notre revue de presse, nous suivons le parcours et l'actualité de nos chefs Alsaciens, où qu'ils aillent.
Nous retrouvons les anciens patrons du célèbre restaurant Le Crocodile au salon du livre à Cognac. Répondant à l'invitation des Gourmets-Gourmands, les époux Jung ont confié qu'un nouveau livre était en préparation. " On a un devoir de transmission (...) et cela permet de faire le point sur sa vie."

" Je n'ai qu'une conscience: le plaisir de mes sens "

"Les époux Jung ont posé ce week-end leurs bagages à Cognac le temps des Rencontres autour du livre culinaire, quatre mois après avoir pris une retraite mouvementée, à l'image de leur vie.

Une actu débordante: un nouveau livre, du consulting et ce week-end une pause aux Rencontres autour du livre culinaire à Cognac. Le chef trois étoiles Emile Jung " n'a pas eu le temps de réfléchir " depuis juillet dernier et son départ à la retraite. Sa femme, Monique, sa plus proche collaboratrice, non plus.

La cuisine, c'est leur métier, c'est surtout leur passion et même après avoir rendu leur tablier du Crocodile, leur restaurant alsacien, la table reste au cœur de leurs centres d'intérêts.
Avant-hier à Strasbourg pour organiser un dîner entre leaders d'entreprises alsaciens et allemands, depuis hier et jusqu'à dimanche à Cognac pour répondre à l'invitation de Jean-Pierre Raffenaud, président des Gourmets-Gourmands.

Un nouveau bébé sur le feu

Puis, ensuite, vers d'autres horizons, de nouveaux fourneaux. Monique et Emile Jung sont en perpétuelle ébullition. Pour preuve, leur déjeuner au château de L'Yeuse hier à midi s'est conclu par la promesse d'un nouveau livre en collaboration avec Michèle Villemur, auteure et journaliste.

Ce sera le troisième ouvrage signé par Emile Jung après Le grand guide des pâtes et Au menu de ma vie.

Un " besoin de matérialiser ce que l'on fait ", explique-t-il. " On a un devoir de transmission. J'ai toujours le souci de l'autre, de celui qui va faire la recette, mon but est de donner du talent à l'autre ", raconte-t-il. Au menu de ma vie est sorti pour les 30 ans du restaurant Le Crocodile, en 2001. Il m'a permis de faire un point sur moi et sur ma vie."

L'ombre du général Kléber

Plus jeune chef étoilé de France en 1966, Emile Jung grandit dans l'affaire de ses parents: "L'hostellerie alsacienne". C'est dans l'idée de reprendre l'entreprise familiale qu'il part faire, à 17 ans, son apprentissage. Il apprend son métier à la "Maison Rouge" à Strasbourg avant de se perfectionner à Lyon à "La Mère Guy" ou auprès de Paul Bocuse. Il devient stagiaire des grandes tables parisiennes: Le Fouquet's, Ledoyen, Maxim's, La Marée... En 1971, il monte avec son épouse le Crocodile, "mon bébé", confie-t-elle nostalgique.

"Ce n'est pas nous qui l'avions créé", raconte Monique Jung les yeux tournés vers le passé. "Nous étions le huitième propriétaire de la maison, le premier couple, dont l'homme était en cuisine et la femme gérait en salle." Un duo savemment équilibré.

Le nom, "Au Crocodile", n'est pas de leur initiative non plus. "Le crocodile est un animal empaillé qui trône dans l'entrée. C'est le général d'Empire, Kléber - qui a pris sa retraite en Alsace - qui l'avait ramené après la campagne d'Egypte. Une maison avec un crocodile ! En Alsace ! forcément les gens viennent voir et c'est comme ça qu'elle a eu vite pignon sur rue."

Une réputation que les époux Jung ont portée à son apogée le 4 avril dernier avec la réception des chefs d'Etat lors du sommet de l'Otan. "En entrée, j'avais préparé des écrevisses avec des grosses asperges vertes et une sauce piquante", récite Emile Jung. "La sauce c'est ce qui fait la cuisine française... Ensuite je leur avais servi une pintade fermière farcie de foie gras en croûte de pomme de terre Belle de Fontenay." Une recette innovante pour cette occasion comme celle qu'il présentera demain à 16h30 à la salle Jean-Monnet à Châteaubernard: une rognonnade de veau à la sauge et cognac Fine-Champagne, légumes oubliés au gingembre. "Le cognac est un produit qui permet un certain art de vivre", allèche-t-il.

L'art de vivre, certainement l'eau de jouvence d'Emile Jung: " Je n'ai qu'une conscience: le plaisir de mes sens ".



Article rédigé par Marie FAUVEL, publié le 10.10.200 dans La Charente Libre









A lire dans la même rubrique...
1 2 3 4 5 » ... 11

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires