Des monuments de l'Alsace de toujours, par Gilles Pudloswki


Dans notre revue de presse cette semaine, Gilles Pudlowski raconte ces restaurants hébergés dans des lieux classés " monuments Historiques ".
Du Haut-Barr à Saverne, au Herrenstein de Neuwiller-lès-Saverne, chez Yvonne et le Strissel à Strasbourg et l'Hotel des Vosges à la Petite-Pierre.


Restaurant Au Chateau du Haut-Barr

Des monuments de l'Alsace de toujours, par Gilles Pudloswki
" Le Haut-Barr à Saverne, c'est " l'oeil de l'Alsace" avec sa vue par temps clair sur la cathédrale depuis les ruines partiellement restaurées. Dans l'enceinte du château, le restaurant 1900 de Bernard Baudendiestel a des allures de gardien de phare gourmand. La terrasse d'été, l'intérieur avec ses fresques, la vue sur la plaine d'Alsace depuis les remparts donnent envie de venir juste pour eux. Mais les bons tours de maître Bernard valent eux le voyage jusqu'en ces parages sylvestres.

Les " coups de coeur "

Foie gras d'oie maison et sa gelée au gewurz, dont le chef-patron est un orfèvre, presskopf, joli ragoût de lotte au pistil de safran, épigramme de veau aux senteurs des bois et glace aux pruneaux (maison, s'il vous plaît !) font ici des repas de choix qu'on arrose d'un riche pinot gris cuvée Michel Léon de chez Arthur Metz. Ajoutons que les prix des menus sont raisonnables, le service prompt, les tartes flambées du soir délectables.

Au restaurant Herrenstein

Des monuments de l'Alsace de toujours, par Gilles Pudloswki
Au Herrenstein de Neuwiller-lès-Saverne, on peut déjeuner dans le jardin qui jouxte la monumentale église Saint-Pierre et Saint-Paul, juste à côté des maisons canoniales et de la cour du chapitre. La famille Cazemajor tient le lieu avec gentillesse, la cuisine du fiston, Fabrice, est d'une surprenante qualité, mixant mode et régionalisme avec art, tandis que sa soeur, Laurence, mène le mouvement du service avec dynamisme. Carpaccio de veau à l'huile de truffes, cannelloni au chèvre frais du Moderfeld, cèpes poêlés avec grumbeerekiechle à l'oeuf poché, linguine aux copeaux de parmesan, bibeläs käse au saumon fumé ou bar à la crème d'anis sont quelques-unes de ses bonnes idées qui marient avec aise l'Est et le Sud.

Les tartes flambées de fin de semaine ont du succès. Et les desserts (clafoutis aux myrtilles, tiramisu aux fruits rouges) ne sont pas mal. Une idée amusante : les "coups de coeur " qui parsèment la carte pour orienter le dîneur, comme, dans le même sens, les "sélections du terroir ".

Zuem Strissel et chez Yvonne

salles chez Yvonne et le Zuem Strissel
salles chez Yvonne et le Zuem Strissel
Yvonne, à Strasbourg, est une de ces " institutions avec histoire " sur laquelle veille Jean-Louis de Valmigère, par ailleurs patron du Strissel et promoteur de Food Culture.

Le service souriant va de l'avant. Le cadre avec ses boiseries, ses peintures, ses souvenirs, a du cachet. Et la carte se renouvelle.
A côté de la tarte à l'oignon, du hareng à la crème et du Mannerstoltz, le sandre sur choucroute avec son fin beurre blanc comme le paleron de veau cuit quarante heures, moelleux à souhait, sont des bonheurs du jour. On ajoute une carte des vins digne d'une grande table et des desserts joliment vus (tarte aux quetsches, kougelhopf au marc de gewurz) : bref, assez pour ne pas perdre de vue cette demeure déjà fameuse qui sert jusqu'à minuit. Qu'on se le dise !

Restaurant Les Vosges

Des monuments de l'Alsace de toujours, par Gilles Pudloswki
Exemplaire de générosité

Les Vosges à la Petite-Pierre, est un de ces hôtels/pensions qui se passent de génération en génération et sur lesquels le temps ne semble pas avoir de prise. Témoin le portrait de l'arrière-grand-père Emile Ludmann, signé Luc Hueber, le Cézanne alsacien, qui trône au salon comme un monument symbolique.

Dans la belle salle avec ses baies vitrées offrant vue sur le vieux village et le château, ses toiles anciennes (dont un paysage de la Petite-Pierre, toujours de Luc Hueber qui fréquentait le lieu) on cède aux mets classiques peaufinés par le fiston Eric, sous l'oeil de papa Jean qui veille, lui, sur une carte riche en jolis flacons.
Le menu alsacien à 28 € est exemplaire de générosité avec sa galantine maison au foie gras et à la gelée de porto, le coq au riesling servi avec des nouilles et des pommes dauphines, le vacherin glacé dans la tradition. Il y a aussi les cèpes "de nos forêts", la ronde des gibiers, la truite aux amandes.

Bref, une tradition parfaitement tenue dans ce lieu affable aux airs de monument raisonnable ".

Gilles Pudlowski

Article publié dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, édition du Dim 27 déc. 2009


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