Au Soleil à la Wantzenau : entre matelote et fritures


Marie-Claude et Olivier Blaise enchantent depuis 20 ans les amateurs de cuisine traditionnelle alsacienne, au Soleil, à la Wantzenau (67). "C’est le hasard qui nous a mis le Soleil entre les mains", précise joliment Marie-Claude. Madame est à la cuisine et Monsieur en salle. Ils font partie de la confrérie de la véritable Flammekueche et de la Route de la matelote d'Alsace présidée par Alexis Albrecht.


Marie-Claude et Olivier Blaise Au Soleil à la Wantzenau ©Lukam/JulienBinz
Marie-Claude et Olivier Blaise Au Soleil à la Wantzenau ©Lukam/JulienBinz
"La matelote au Riesling, c’est ce qu’on vend le mieux", assure Olivier. "Une bonne sauce, c’est le secret de la réussite", garantit-il. Marie-Claude la prépare à base d’un fumé de poisson combiné avec de petites échalotes, et du Riesling, le tout porté à ébullition, allongé ensuite à la crème et relevé de champignons de Paris frais, de muscade et de jus de citron. " Chez moi, la sauce est différente. Je l’ai mise au point moi-même mais je n’ai pas de secret !", rit Marie-Claude Blaise.

Au Soleil à la Wantzenau ©Lukam/JulienBinz
Au Soleil à la Wantzenau ©Lukam/JulienBinz
Autre spécialité du Soleil, la friture. "On a voulu garder cette tradition de la Wantzenau, tout comme celle du poussin", raconte Olivier Blaise. Cette tradition de la friture à la Wantzenau remonte aux années 50, après-guerre, lorsque les premiers Strasbourgeois motorisés cherchaient le dimanche à se ressourcer et à se régaler dans un écrin de verdure, à quelques kilomètres de la ville.

Au Soleil à la Wantzenau ©Lukam/JulienBinz
Au Soleil à la Wantzenau ©Lukam/JulienBinz
La présence de l’Ill à la Wantzenau et de nombreux pêcheurs ont encouragé la vente de fritures, met simple et bon marché, qui ont fait, avec les poussins, la réputation de la Wantzenau et de ses restaurants. "Au Soleil, on sert la petite friture d’avril à octobre, car c’est un plat que les gens aiment lorsqu’il fait chaud", constate Olivier Blaise. "On la sert avec de la salade de pommes de terre et de la rémoulade", détaille-t-il. Marie-Claude Blaise vide les poissons, -des petits goujons et des vairons qui viennent de Saône aujourd’hui-, les trempe dans la bière, puis la farine, et enfin les plonge dans la friteuse. "Imprégnés de bière les petits poissons sont bien croustillants", confie-t-elle.

Au Soleil à la Wantzenau ©Lukam/JulienBinz
Au Soleil à la Wantzenau ©Lukam/JulienBinz
Le restaurant Au Soleil accueille chaque jour une soixantaine de personnes. "Notre formule de midi est attractive : 12€ pour un menu complet", dit Olivier. "Et on propose toujours du poisson et de la viande", ajoute-t-il. "Le poisson a du succès ; les amateurs préfèrent le manger au restaurant plutôt que chez eux", remarque le patron. Des Allemands, même, fréquentent les lieux, tout comme le faisaient jadis leurs parents, qui eux venaient en bateau via l’Ill.

Par Anne FRINTZ
Crédit photos ©Lukam/JulienBinz

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