Alsace, trois belles terrasses par Gilles Pudlowski


Dans notre revue de presse cette semaine, Gilles Pudlowski vous invite à découvrir, en période estivale, trois belles terrasses, trois lieux pour savourer en prenant l'air. : celle de l'Ami Schutz à la petite France, le Moulin de la Wantzenau et la Cruche d'Or à Strasbourg.


Alsace, trois belles terrasses par Gilles Pudlowski

L'Ami Schutz à la petite France

Alsace, trois belles terrasses par Gilles Pudlowski
L'été : le temps des belles terrasses ! La plus fameuse, à la Petite France : celle de l'Ami Schutz. Cette demeure de tradition a gardé son air de taverne comme avant. La demeure a renouvelé son équipe de salle, tout en conservant la cuisine en ligne de mire sur la ligne bleue de la tradition.

Salade de céleri au curry rouge et haddock, terrine en gelée de tête et pied de veau façon presskopf sauce gribiche, omble chevalier des Vosges du Nord (attention à ne pas le noyer dans le beurre !) aux amandes, onglet à l'échalote avec ses pommes sautées et rognon de veau poêlé au Melfor, servi en terrine, avec sa fricassée de lentilles au lard, ont belle mine. On ajoute les jolis desserts régionaux (kougelhopf glacé au marc de gewurz et coulis de framboises, crème brûlée à la cerise et bière à la kirek), donnent envie de prendre pension.
La bière Météor et le pinot noir de chez Thirion à St Hippolyte ou Lorentz à Bergheim font plaisir.

Le Moulin de la Wantzenau

Alsace, trois belles terrasses par Gilles Pudlowski
A la Wantzenau, où les belles terrasses ne manquent guère (je pense à celle de la Poste, du Grillon, de la Forchettone, du Jardin Secret ou les Semailles qui, entre autres, font la richesse de ce gros village gourmand), le Moulin est " la " table à visiter.

L'été est ici un moment privilégié et les menus de saison, signé de Philippe Clauss, donnent l'occasion aux produits frais de jouer les stars. Melon, tomate, basilic, aubergine, thym : voilà ce qu'on va retrouver toute la belle saison chez lui, en lisière du bourg (et hors du 5 au 28 juillet qui signent traditionnellement, chez lui, sa fermeture annuelle). Avec, en plus les classiques de la région.

Saveurs, santé et grande tradition, la salade folle au citron, langoustines et foie d'oie poêlée au miel, le rouget au pesto d'herbes sauvages, la poêlée de lotte et melon sur fondue de tomates à l'ail nouveau font des mets légers, frais comme l'air, " bios " et de santé.
Philippe, qui est l'héritier d'une grande famille d'ici, a repris avec fermeté l'héritage de son père et de sa grand-mère qui furent, en leur temps, pareillement étoilés. Il sait mêler, avec une habileté constante, mais sans calcul ni manigance, les menus pas chers du tout au déjeuner, les propositions dites " saveurs et santé " pour les curieux de diététique, mais sans omettre les produits de grande tradition régionale (foie gras, escargots, matelote, poussin) qui ont fait la réputation de la maison.

Bref, il continue de faire plaisir, régalant aussi bien dans les salles boisées et sobres, qu'au jardin sous la tonnelle. On aime chez lui l'exercice de style sur le thème du foie gras de canard au safran d'Offenheim (un safran planté par une paysanne du Kochersberg et qui relève le foie gras classique d'exquise façon), la toute fraîche salade d'asperges aux morilles, le juteux magret de canard aux épices, le poussin rôti de la Wantzenau, avec sa peau craquante.

Mais on garde une belle place pour le dessert, avec le mille-feuille aux fruits de saison et vacherin glacé aux fruits du moment, qui s'arrosent de vins de belle lignée (signés Lorentz, Klipfel ou Bart en Bourgogne avec un magnifique Fixin les Hervelets vendu à bon prix).
Voilà bien " le " jardin à redécouvrir.

La Cruche d'Or à Strasbourg

La Cruche d'Or - qui fait hôtel et restaurant - est l'une des institutions de la gourmande rue des Tonneliers.

Carine Kurtz la gère avec allant
. Elle fut en salle au Pont du Corbeau - où elle connut son chef Sébastien Claus -, accueille avec le sourire, sert avec promptitude, donnant le bon conseil sur les mets du jour et de toujours. Le plat du jour à 9 € a belle mine, les menus sont sages et la carte joue le classique sagement revu au goût du jour.

Alsace, trois belles terrasses par Gilles Pudlowski
La terrasse, aux beaux jours, accueille vingt couverts, souvent composés d'habitués tranquilles. Il faut dire que la terrine de hareng avec salade d'endives à l'huile de noix, tomate mozzarella et basilic, dos de cabillaud poêlé, daurade rôtie royale au romarin ou osso bucco à la milanaise possèdent des airs de revenez-y sur un mode italo-alsacien bien dans l'air du temps. On louera encore les desserts de choix (millefeuille à la framboise et rhubarbe, tiramisu aux framboises, crème brûlée à la vanille) et le chapitre de spécialités alsaciennes (tarte à l'oignon, quenelles de foies, jambonneau, choucroute garnie) indiquant que, même si le monde bouge, le régionalisme bien mis, dans une taverne boisée comme dans le temps, a encore son mot à dire.


Par Gilles Pudlowski

Article paru dans le reflet des Dernières Nouvelles d'Alsace le 19/06










A lire dans la même rubrique...
1 2 3 4 5 » ... 11

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires