AU LION D’OR : Plaisirs au pays des maraîchers


Notre partenaire le magazine mensuel de chasse et de nature, "La Chasse en Alsace" n° 115 (décembre 2012) a publié un article sur Le Lion d’Or à Rosenau tenu par le chef Théo Baumlin et son épouse Élisabeth.

"Rosenau est un ancien village de maraîchers et de pêcheurs au charme millénaire. C’est dans ce cadre enchanteur que s’inscrit le restaurant Au Lion d’Or, tenu par le chef Théo Baumlin et son épouse Élisabeth qui ont donné ses lettres de noblesse à cette institution ouverte depuis quatre générations."


Au Lion d'Or, une institution de la dégustation d'asperges
Au Lion d'Or, une institution de la dégustation d'asperges
La maison a déjà une longue histoire qui remonte à 1925, lorsque l’arrière-grand-père de Théo Baumlin fait construire ce qui est d’abord une simple auberge rurale. "La grande salle du restaurant accueillait des bals populaires et l’auberge logeait ingénieurs, géomètres et ouvriers lors de la construction du grand canal d’Alsace", raconte le chef. Dans les années 1960, les parents de Théo Baumlin développent l’activité hôtelière alors que les premiers frontaliers vont travailler dans l’industrie suisse.

Le jeune Théo Baumlin est apprenti au restaurant Chez Mayer, une institution, où l’on se bousculait autrefois pour venir déguster la célèbre asperge de Village-Neuf. Il part ensuite en Suisse, à Bâle, à Zürich et à Luzerne où il travaille sous les ordres de Jean Joho, un chef alsacien réputé aux États-Unis, après être passé par l’Auberge de l’Ill. Ce n’est qu’en 1982, qu’il reprend l’institution familiale avec son épouse. Ils se concentrent sur l’activité de restauration et transforment petit à petit l’établissement.

Théo Baumlin
Théo Baumlin
Aujourd’hui, dans la grande salle, les murs sont habillés de boiseries et les portes se couvrent de vitraux qui évoquent avec poésie l’histoire du village de Rosenau. Le restaurant peut accueillir jusqu’à 200 personnes mais, pour privilégier la qualité, le service se limite à une cinquantaine de couverts par service en semaine. Les privilégiés auront peut-être la chance de prendre leur repas dans le petit salon "Rosalie", du nom de la grand-mère du chef, une petite salle à l’ambiance plus intimiste où s’affichent les portraits de quatre générations de Baumlin.

"Nous proposons une cuisine bourgeoise qui fait honneur aux produits frais et de saison", aime à rappeler Théo, qui vient d’obtenir le label de maître restaurateur, ce qui ne constitue finalement que la simple reconnaissance d’une réputation chèrement acquise durant trente ans d’efforts, déjà reconnus dans les guides Michelin et Gault et Millau. "Certains de nos clients font parfois des centaines de kilomètres depuis la Suisse ou l’Allemagne pour déguster nos asperges", affirme son épouse Élisabeth, qui officie en salle avec efficacité mais aussi un humour redoutable.

Gigue de Chevreuil sauce Grand Veneur
Gigue de Chevreuil sauce Grand Veneur
Si l’on vient parfois de loin, c’est sans doute aussi pour déguster la spécialité de la maison, le Chateaubriand, une savoureuse pièce de bœuf découpée dans le filet et à partager à deux, servie avec sa sauce béarnaise et sa fusion de légumes aux essences de Provence. Parmi les spécialités de gibier, notons la selle de chevreuil "Belle Fruitière", accompagnée de sa sauce aux bolets et spätzlés maison, le civet de sanglier, ou encore la terrine de lièvre justement relevée et préparée à partir de filets. Au printemps, les asperges restent un incontournable et un plat typiquement local, puisque la culture est une tradition dans la localité voisine de Village-Neuf. Le chef est d’ailleurs membre de la "Confrérie de l’asperge", une association qui œuvre, non sans humour et sens du cérémonial, pour la promotion de cette plante. Le poisson, qui fut jadis une autre spécialité locale, n’est pas en reste dans ce village situé à proximité des bras morts du Rhin. C’est un choix tournant qui est proposé chaque jour parmi les suggestions et selon les arrivages.

À retenir aussi sur la carte, la choucroute aux poissons de mer au Crémant d’Alsace ou encore, pour rester dans la tradition locale, une délicieuse carpe frite pêchée dans les étangs du Sundgau.

AU LION D’OR : Plaisirs au pays des maraîchers
Pour accompagner le repas, on pourra compter sur les conseils d’Élisabeth qui, depuis trente ans, a fait du vin sa passion. Elle renouvelle la carte le plus souvent possible, avec des vignerons indépendants qui respectent les principes de la vinification biologique. Les plus gourmands termineront leur repas avec bonheur autour des simples mais succulents "beignets de pommes de Rosalie", selon la recette originale de la grand-mère, servie avec sa boule de glace à la noisette. Simplement grandiose !

Par Guillaume Layahe
Crédit photos ©Boris Selke


Au Lion d’Or
5, rue de Village-Neuf
68128 Rosenau
Tél.: 0389682197.
www.auliondor-rosenau.com

Retrouvez cet article dans le magazine " La Chasse en Alsace n° 115, décembre 2012 En partenariat avec le Journal de Julien Binz









A lire dans la même rubrique...
1 2 3 4 5 » ... 11

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires